Critique #1 : La plus que vive (Christian Bobin)

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Quatrième de couverture : « Tu meurs à quarante-quatre ans, c’est jeune. Aurais-tu vécu mille ans, j’aurais dit la même chose : tu avais la jeunesse en toi, pour toi. Ce que j’appelle jeune, c’est vie, vie absolue, vie confondue de désespoir, d’amour et de gaieté. Désespoir, amour, gaieté. Qui a ces trois roses enfoncées dans le coeur a la jeunesse pour lui, en lui, avec lui. Je t’ai toujours perçue avec ces trois roses, cachées, oh si peu, dessous ta vraie douceur. »

La plus que vive est un roman de 111 pages écrit par Christian Bobin (également l’auteur de l’épuisement, la grande vie, …). Ce livre est paru chez Gallimard et est tiré de la collection Folio, en 1996. Son prix est tout à fait abordable. En effet, il ne m’a coûté que 4,60 euros. Dans ce livre, l’auteur rend hommage à sa femme décédée subitement d’une rupture d’anévrisme. Tout au long du livre, il l’évoque, il lui adresse ces mots d’amour qu’il n’a eu le temps de lui dire.

Mon avis …

Je n’ai pas réussi à rester de marbre face à ce livre. C’était impossible de ne pas verser une larme en terminant un chapitre ou en refermant le livre. En arrivant à la dernière page, j’étais parcourue d’étranges sensations. J’étais bousculée à l’intérieur, au plus profond de mon être, j’étais anéantie. Elle est là toute la subtilité de ce livre ; malgré sa poésie et son lyrisme sans comparaison, il fait ressurgir le mal-être enfouie. Le partage avec l’auteur va tellement loin. On ressent ses émotions comme si c’était notre amour qui venait de nous quitter.

L’auteur nous remet face à la vie, à la mort. Comment vivre sa vie pleinement ? Comment affronter une mort si brutale ? Quand on le referme, on ne peut que penser à ces questions et elles nous hantent. Elles seront ancrées dans nous à jamais.

Barème de cotation.

Couverture (attractive, attirante, …) : 2/2

Originalité de l’histoire : 2/3

Style d’écriture : 5/5

Total : 9/10

Un petit extrait, un petit avant-goût :

Si je ne disposais que de deux mots pour te dire, je prendrais ces deux-là : « déchirée et radieuse ». Si je ne disposais plus que d’un seul, je garderais celui-là qui contient les deux autres : « aimante ». C’est un mot que tu portes à merveille, comme ces foulards de soie bleue autour de ton cou, ou ce rire dans tes yeux lorsqu’on venait de te blesser.

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